Informations générales

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Richwiller est une commune de la banlieue de Mulhouse, située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est. Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
C'est une petite commune de 3 500 habitants à proximité de laquelle fut découverte la potasse en 1904.

Géographie


Richwiller est une commune urbaine d'origine rurale. Elle se trouve dans la partie nord-ouest de la banlieue de Mulhouse, à l'entrée du bassin potassique entre Pfastatt et Wittelsheim. La particularité de Richwiller réside dans sa configuration longitudinale « est-ouest ». Son ban de 555 hectares s'étend sur 4 kilomètres de long pour 1,5 km de large. Il est sectionné perpendiculairement par la voie ferrée Strasbourg-Mulhouse (nord-sud).

Hydrographie

Le Hagelbach (Dollerbaechlein) longe la commune et alimentait autrefois son moulin.

Géologie

Richwiller est une commune du bassin potassique. Son sol est composé de lœss, de son sous-sol on a extrait de la potasse tout au long du xxe siècle.

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Histoire

Les origines de l'ancien village

Des découvertes archéologiques prouvent que Richwiller est un lieu d’habitat très ancien. Dans la partie septentrionale (nord) de la commune sur le lieu-dit Neumatt se trouve une nécropole composée de douze tumuli de l’époque hallstattienne. En 1865 et en 1917, on y découvre des tombes contenant des bracelets, des torques (colliers), des fibules (sorte d’épingles de sûreté) en bronze et un plat gravé datant de cette époque. Ces objets sont exposés, actuellement, au Musée des Antiquités Nationalesde Saint-Germain-en-Laye.

L'histoire mouvementée des seigneurs de Richwiller

C’est au xive siècle que les pièces d'archive mentionnent pour la première fois le nom de “Reichweiler” Les documents nous apprennent que le couvent de Lucelle acquiert en 1301 et en 1304 les biens que l’abbaye de Murbach y possède. À cette époque Reichweiler appartient aux Habsbourg. En 1326 ceux-ci cèdent le village et ses dépendances en fief aux seigneurs de Reichweiler. Ces derniers le conservent jusqu’en 1539, date à laquelle Hans Friedrich vom Haus meurt sans laisser d’héritier mâle. Le fief échoit alors à son gendre Wolf Dietrich von Brunighoffen, l’époux de sa fille Ursula, qui fait rénover le château avant de mourir prématurément.
Ces terres changeant encore de mains vont au second mari d’Ursula Theobald Waldner von Freundstein. Le fils de ce dernier décède en 1599 sans héritier. Le fief retourne à la Maison d'Autriche. C’est dans le proche entourage de l’empereur que sont choisis ses nouveaux bénéficiaires, Johann Pistonus et Hieronymus von Manicor. Ils ne tardent pas à entrer en conflit avec les bourgeois de Mulhouse qui ont, sans autorisation, fait procéder à des coupes de bois dans la forêt. Bientôt un procès les oppose au sujet d’une chapelle ! Manicor, qui s’est installé à Reichweiller fait sortir intentionnellement du pâturage des vaches appartenant aux habitants de Cernay. Ceux-ci s'arment et investissent le château. Le pire est évité grâce à l’intervention de la femme du seigneur.
Les Manicor quittent Reichweiler pendant la guerre de Trente Ans (1618 1648). La paix de Munster et d‘Osnabrück met fin à cette guerre meurtrière qui fit souffrir le village et ses habitants.
Le Royaume de France récupère Richwiller avec les autres possessions autrichiennes. Seul le château ou ce qui en subsiste encore, reste la propriété de Pistorius après un long procès qui se déroule à Ensisheim. En 1662 Pistorius fort querelleur semble-t-il, meurt assassiné par l’un de ses domestiques Ses biens retournent à la Couronne de France. Après le Traité de Westphalie, Louis XIV confie le fief à Charles Colbert de Croissy, neveu de l’Intendant d'Alsace. Nicolas de Diesbach, d'ascendance suisse, lui succède en 1665. Il s’installe au château à la mort de la veuve de Pistorius. Comme il est protestant, il ne peut se maintenir et doit céder sa place au maréchal Nicolas Hubert de Reinach Montreux. Ce dernier s’illustre à la bataille de Gérone où il trouve la mort en 1696.
Le fief passe alors au Marquis du Blé d’Huxelles qui gouverne l’Alsace jusqu'à son décès en 1730. Le roi Louis XV transmet alors le domaine à Joseph Balthazar de Bergeret, capitaine au régiment d'Enghien. Le fief comprend aussi Reiningue, les trois quarts de Morschwiller, Ensisheim, Rumersheim. Le capitaine perçoit également des revenus provenant de Rantzwiller. La Révolution met fin aux droits seigneuriaux. Les frères de Bergeret (le chanoine Prosper de Lautenbach et Henri capitaine dans un régiment royal suédois) émigrent. Leurs biens sont vendus à Colmar. Un certain Brustlein agissant pour le compte de Pierre Thierry de Mulhouse les achète pour 66 778 livres. Wittelsheim acquiert une partie des forêts.
Les deux « Bergeret » qui sont restés au service de la République (Gilbert général de brigade et Antoine Prosper, colonel) conservent leurs parts d'héritage. Elles ne tardent pas à être morcelées. Le château fut rasé vers 1810 ; il en reste le moulin seigneurial.

La construction de l'église Sainte-Catherine

La construction de l'église Sainte-Caterine remonte aux années 1870 sous la maîtrise d'œuvre des curés du village. Les premières cloches furent fondues en 1878 grâce à un canon et à une roue en bronze offerts en 1878 par  Augusta de Saxe, impératrice de Prusse. Ces éléments avait été pris aux Français lors de la guerre de 1870. En mars 1917, ces cloches sont réquisitionnées et se transforment à nouveau en canons allemands. 
Le village a été bombardé en 1914.

L'ère de la potasse

L'ouverture des mines de potasse est déterminante pour l'essor économique de la commune de Richwiller.
La mine Max s'étend sur une superficie de 1 800 hectares. Son chevalement s'est trouvé à côté de la gare de Richwiller, près de la ligne de chemin de fer Strasbourg-Bâle. Le fonçage du puits d'extraction Max commence le 10 novembre 1910. La couche inférieure de potasse est atteinte le 5 juillet 1912 à 514 mètres de profondeur. Exploité depuis l'été 1912, le puits communique souterrainement avec le puits Amélie II. Pendant sa première année de production, la mine Max extrait 7 893 tonnes de minerai au bout de 26 jours. Sa première campagne d'exploitation se termine en 1933. La seconde commence en 1942, se terminant avec l'arrêt définitif de la mine en 1952. Durant les deux campagnes d'extraction, elle a produit 2 693 153 tonnes de sel brut pour une capacité d'extraction de 550 tonnes par jour.
Grâce à la Potasse, la gare de Richwiller est devenue la première gare de marchandises d'Alsace.


Seconde Guerre Mondiale

Comme beaucoup de communes alsaciennes, Richwiller eut son lot de malgré-nous. Tout comme en 1914, la commune fut bombardé en 1944. Elle doit sa libération au 2e bataillon de choc de la 1re armée en janvier 1945.

Les armes de Richwiller se blasonnent ainsi :
« D'azur à la fasce d'or, accompagnée de trois étoiles à cinq rais d'argent, deux et une. » 

Liste des maires depuis 1864

1864 - 1871 Joseph Krauss  
1871 - 1876 : Antoine Seiler  
1876 - 1881 : Édouard Seiler  
1881 - 1919 : Joseph Deck  
1919 - 1930 : Théophile Seiller  
1930 - 1938 : Alfred Sutter  
1938 - 1945 : Théophile Seiller  
1945 - 1957 : Émile Egler  
1957 - 1965 : Eugène Fassnacht  
1965 - 1970 : Louis Zimmermann  
1970 - 1983 : Victor Ganter
1983 - 1989 : Henri Hagenbach  
1989 - 2008 : Philippe Schenini 
Depuis  2008 : Vincent Hagenbach

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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation5. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2017, la commune comptait 3 689 habitants, en augmentation de 4,92 % par rapport à 2012.

Vie locale

Accès et transports

La commune est reliée au réseau de bus de l'agglomération de Mulhouse exploité par l'entreprise Soléa. En semaine, la ligne 12 traverse la commune d'ouest en est et permet de rejoindre la ligne 1 du tramway (Kingersheim / Gare centrale de Mulhouse). La ligne 23 dessert partiellement la zone artisanale. Les dimanches et jours férié, la ligne 72 reprend le trajet de la ligne 12. En soirée, un service de taxis desservant les mêmes arrêts que le bus no 12 permet d'assurer la continuité du trafic.
La gare de Richwiller ayant été fermée au transport des passagers depuis le 11 décembre 2011, et ne disposant plus que d'un service de fret, les habitants de la commune doivent se rendre à Wittelsheim-Graffenwald située à 4 km, ou à Lutterbach à 4,4 km pour utiliser les transports ferroviaires.

➡️ http://www.solea.info

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La Carotte

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La Roselière

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L'Eglise Sainte Catherine

Lieux et Monuments

La Carotte : le 28 mai 1955, à l'entrée de la cité Amélie II est inauguré un monument érigé pour célébrer le cinquantième anniversaire de la découverte de la potasse par Amélie Zurcher, Joseph Vogt et Jean-Baptiste Grisey. Ce monument représente une « carotte » (échantillon cylindrique de roches prélevées dans le sous-sol par carottage pour en connaître sa composition). Cet endroit n'est que symbolique. En fait, la potasse a été découverte plus au sud, vers la mine Joseph Else à Wittelsheim.
La Roselière est le nom donné au bassin d'orage de la commune. En fait de roseaux, ce sont essentiellement des massettes à larges feuilles (Typha latifolia) qui envahissement ce plan d'eau. Situé au milieu des champs, cet étang artificiel bordé de pruneliers, de saules et d'acacias sert de refuge à la faune sauvage (hérons, canards colverts, batraciens, couleuvres vipérines, tircis, demoiselles ...).
L'église Sainte-Catherine dans laquelle on trouve un orgue construit par le facteur d'orgue Martin Rinkenbach d’Ammerschwihr en 1898.
La forêt de Nonnenbruch, forêt de protection où on dénombrait en 2011 au moins 37 espèces protégées (liste rouge en Alsace), occupe la partie sud du ban communal.

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La Forêt du Nonnenbruch

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Eugène Wacker

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Denise Ferrier

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Paul Drumm

Eugène Wacker (1878-1943), fils de Meinrad Wacker et Françoise Sturchler, né à Knœringue le 23 octobre 1878, mort à Richwiller le 31 décembre 1942. Il élève une famille nombreuse de huit enfants, son fils Joseph est aveugle. Eugène Wacker est très actif à Richwiller. Passionné d'histoire, membre de la Société d'Histoire du Sundgau, vice-Président de la Société d'Histoire Sundgauvienne, il écrit de nombreux articles dans l'annuaire de cette dernière ainsi que dans diverses revues régionales et rédige avec Paul Stintzi les « Pages Sundgoviennes » en deux volumes. Il consacre une brochure aux Seigneurs de Richwiller. 
La commune de Richwiller honora sa mémoire en 1988 (à l'occasion du 110e anniversaire de sa naissance) en baptisant de son nom le groupe scolaire du centre.

Denise Ferrier (-1945) : l'aspirant Denise Ferrier était ambulancière de la 2e Compagnie de ramassage du 25e Bataillon médical (bataillon qui s'était déjà fait remarquer à l'île d'Elbe pour son sang-froid). Depuis le début de la campagne de France, elle a été volontaire pour toutes les missions et a évacué de nombreux blessés. Elle a participé avec le régiment d'infanterie coloniale du Maroc à la percée sur Mulhouse. 
Elle a été tuée par un obus le 24 janvier 1945 à Richwiller, à 7 heures du matin, devant un poste de secours du bataillon de choc. 
Un parc lui est consacré à Pfastatt.

Paul Drumm, écrivain, se fixe à Richwiller après la Libération.